Yohan Dessart

Entraîneur des gardiennes

Portrait du Fémina Visé

Le Fémina fait indirectement partie de ma vie depuis trente ans.

Fonction :
Entraîneur des gardiennes

Saison 2026-2027 

Son lien avec le club :
Une histoire de famille depuis trente ans

Son état d’esprit :
Motivation, sérieux et humilité

Notre nouvel entraîneur des gardiennes

Trente ans que le nom du Fémina résonne dans sa famille… et le voilà qui pousse à son tour la porte des vestiaires !

Il rejoint aujourd’hui notre comité et nous lui avons proposé de prendre en charge l’accompagnement de nos gardiennes. Avant le grand plongeon dans cette nouvelle saison, nous lui avons posé quelques questions.

Attachez vos ceintures, c’est parti !

Qu’est-ce qui t’a séduit dans notre projet et qu’est-ce qui t’a donné envie d’en faire partie ?

Le Fémina fait indirectement partie de ma vie depuis trente ans. Mon père a été entraîneur adjoint, puis entraîneur principal, et a remporté une quinzaine de trophées avec le Fémina.

Ensuite, mon frère a également été entraîneur adjoint et a remporté un titre ainsi qu’une coupe. Sans oublier mes cousines, les sœurs Masrouki, qui possèdent elles aussi un solide palmarès.

Voir le Fémina redescendre en D2 m’a déçu et j’ai eu envie de lui donner un coup de main, d’une façon ou d’une autre. Le projet de repartir avec des jeunes est quelque chose qui me plaît, car il permet d’observer leur évolution.

Lorsque Babou et Jeff m’ont proposé, il y a quelques jours, d’accompagner les gardiennes, j’ai tout de suite été emballé. Ce sera une première expérience pour moi. J’aborde donc ce rôle avec une grande motivation, beaucoup de sérieux, mais aussi une bonne dose d’humilité.

On sent déjà que la famille et le club ne font qu’un. Mais un nouveau rôle se construit aussi avec les autres entraîneurs présents sur le terrain…

Tu vas également accompagner nos jeunes entraîneurs afin de les aider à mieux travailler avec les gardiennes. Qu’aimerais-tu leur transmettre ?

Il m’est encore difficile de répondre précisément à cette question. Cela dépendra des attentes des entraîneurs et certains éléments doivent encore être discutés et mis en place dans les prochains jours.

La collaboration avec les entraîneurs, dès le mois d’août, devrait m’aider à mieux réfléchir à ce que je pourrai leur transmettre et à la manière de le faire.

Il est évident qu’il faudra également adapter les apprentissages en fonction de l’âge, de l’expérience et du profil de chaque gardienne.

Parlons peu, parlons vrai : être gardienne, ce n’est pas toujours le poste qui fait rêver les foules. Alors, comment inverser la tendance ?

Le poste de gardienne est parfois difficile à faire aimer aux jeunes joueuses. Comment donner envie à une jeune de prendre place dans les cages ?

Je comprends cette appréhension, voire la frustration que peut parfois susciter le poste de gardien. Lorsqu’un jeune débute, il rêve généralement de marquer beaucoup de buts.

Néanmoins, il faut avoir conscience de l’importance du gardien au sein d’une équipe. Tu occupes un poste à part. Lorsque ton équipe est en difficulté, tes arrêts peuvent faire la différence et tu peux devenir « le héros du jour ». Chaque tir adverse représente un nouveau défi à relever !

Il faut également se dire qu’un bel arrêt est tout aussi valorisant qu’un beau but. Avec l’expérience, tu apprends à analyser les adversaires et à collaborer avec ta défense. C’est très gratifiant.

Mais il faut avant tout acquérir de bonnes bases. Cela peut paraître impressionnant pour les jeunes lorsqu’ils voient des adultes tirer à pleine puissance, presque à bout portant. Cependant, la peur du ballon se travaille. La faire disparaître est essentielle pour permettre à la jeune gardienne de progresser tout en prenant du plaisir.

Petit retour en arrière maintenant… Et si nous demandions à l’ancien gardien ce qu’il aurait aimé qu’on lui dise lorsqu’il a commencé ?

En tant qu’ancien gardien, quel conseil aurais-tu aimé recevoir lorsque tu as commencé à ce poste ?

J’ai commencé tard en tant que gardien et c’est l’un de mes regrets. Je ne pense pas avoir attendu un conseil en particulier, mais tous les conseils étaient bons à prendre.

J’aurais surtout aimé bénéficier d’entraînements spécifiques à ce poste. Bien entendu, j’ai appris aux côtés d’entraîneurs de qualité, mais je n’avais pas d’entraînement consacré uniquement aux gardiens.

J’ai, en revanche, énormément observé les gardiens de haut niveau et leur manière de s’entraîner. J’ai également assisté à des conférences, notamment avec des intervenants français.

On peut apprendre énormément par l’observation et en échangeant avec des gardiens de haut niveau. Je pense toutefois qu’il est plus facile d’observer et de corriger quelqu’un que de s’auto-corriger.

Pour terminer cette rencontre, un petit mot bienveillant, mais sérieux, pour celles qui vont bientôt s’entraîner sous ses ordres…

Quel message aimerais-tu adresser aux gardiennes du Fémina avant le début de la saison ?

Je me réjouis de collaborer avec vous. J’espère pouvoir vous aider au maximum et vous permettre de travailler sérieusement, mais toujours dans la bonne humeur. C’est de cette manière que l’on progresse le mieux.

Et soyez certaines que moi aussi, j’apprendrai beaucoup de choses à vos côtés